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Les casques de pompiers

Le port d’un casque lors de la lutte contre l’incendie remonte dans la nuit des temps. Les combattants du feu ont vite réalisé qu’il fallait se protéger contre la chaleur, les tisons, les flammes, les objets tombants et même l’eau déversée dans les parties supérieures d’un édifice.

Les formes ont peu évoluées au fil de décennies mais il en fut autrement de leur fabrication. En Amérique, on est passé du cuir (A & H) à la tôle (B), - jadis, les policiers-pompiers de la ville de Lévis portèrent de tels casques - à l’aluminium, aux polymères et aux plastiques.

Avant 1830, les hommes du feu portent divers types de chapeaux dont plusieurs s’inspirent du tuyau de poêle (C).

C’est, à la même date, qu’un fabricant newyorkais de valises dessine et produit un casque en cuir – le cuir ne brûle pas - qui deviendra le modèle à imiter. D’autres inventeurs réclameront également la paternité de l’invention.

Différents modèles

Au Québec, il n’y a pas d’uniformité dans le modèle du casque et des couleurs. Certains Service de la sécurité incendie (SSI) ont opté pour le casque de style européen (D), c’est le cas du SSI de Québec, d’autres, comme le SSI de Lévis, pour le casque dit américain (E). Notons que les casques d’aujourd’hui ont une durée de vie de 10 ans.

Chaque modèle a ses avantages et ses inconvénients. Le modèle européen englobe toute la tête y compris les oreilles et le cou. Il incorpore une visière de protection qui loge à l’intérieur du casque mais ne possède pas la fameuse palette arrière qui permet l’écoulement de l’eau d’où l’ajout d’une jupe qui empêche l’eau de se glisser à l’intérieur du paletot (bunker). Le modèle américain dégage les oreilles et le cou et il possède la fameuse palette qui le caractérise et la visière de protection est fixée à l’extérieur. La grande différence réside dans la fixation du masque respiratoire.

Différentes couleurs

De nos jours, à la ville Lévis, comme dans tous les autres services de la sécurité incendie, les couleurs des casques s’associent au rang ou à la fonction du combattant du feu.

Voici les principales couleurs que vous pourrez observer au Service de la sécurité incendie de la ville de Lévis :

    ♢ Le NOIR est réservé aux pompiers réguliers (notez ici que le noir fût choisi plutôt que le jaune car il est moins salissant).
    ♢ Le ROUGE est porté par un lieutenant qui commande une équipe de pompiers.
    ♢ Le BLEU est porté par un membre de la direction qui, sur les lieux d’une opération majeure, prend en charge la sécurité de toutes et tous. Dans certains SSI le bleu est réservé aux relationnistes avec la presse.
    ♢ Le JAUNE est porté par les enquêteurs ou par un stagiaire provenant d’une école de pompiers.
    ♢ Le BLANC est l’apanage des membres de la direction du service : le directeur, les chefs de division, les chefs aux opérations, les capitaines et l’aumônier.

De plus, sur la partie frontale des casques, on retrouve une plaque d’identification qui indique la fonction du pompier au sein des effectifs de la brigade : pompier, lieutenant… ; son numéro matricule et le Service de la sécurité incendie : Lévis (F & G).

Chez nos voisins américains, plusieurs plaques d’identification des casques sont surmontées d’une tête d’aigle en laiton solide (H). Au Canada, pendant un temps donné, les pompiers de Toronto arboraient une tête de castor au sommet de la plaque d’identification. Jadis, cette figurine servait à briser les vitres d’une fenêtre. De nos jours, les vitres des fenêtres de nos édifices ont doublé et triplé en résistance et il n’est plus possible de réaliser une telle opération.

Texte et recherche: Jean-Luc Lemieux
Prochaine chronique : Les poteaux-incendie

 

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